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Fête des vieux métiers et des vieilles mécaniques 2018

dimanche 20 juillet 2014

Fête 29 juillet 2018

Dès 6h00 les brocanteurs sont sur pieds, déchargeant des trésors de leurs caisses, les premiers « chineurs » arrivent. La journée est lancée !
La décoration de stands se termine et la mise en place des différentes animations se peaufine.
On a l’impression qu’une immense fourmilière se réveille dans un calme relatif et chacun est dans une grande concentration.
Dans quelques minutes il faudra endosser les habits d’autrefois et, de bénévole devenir acteur.
Neuf heures, le marché aux puces bat son plein, au même moment les vieux tracteurs arrivent de tous côtés, se rangeant sagement et attendant dans un joyeux tintamarre le moment du départ pour le tour de la commune.
Les visiteurs sont là, fidèles au rendez-vous se pressant devant les stands.
La vielle ferme chalet les attire, les animaux nullement effrayés regardent cette troupe qui s’avance.
Bien en place les dentelières, fileuses, brodeuses ont investi le poële et font suite au fabricant de cloches, au potier, au matelassier, au sellier-bourrelier, au vannier, face à l’orgue de barbarie qui déverse sa musique nostalgique.
Le regard avide, disséquant le geste précis et le savoir-faire ancestral de ces artisans, commentant avec un hochement de tête, vacanciers et gens du cru avancent.
Le vieux four à pain a repris du service et le boulanger est à la manœuvre.
Des enfants sirotent le cidre frais qui gicle à gros bouillon du pressoir.
De belles jeunes filles en costume de laitière se tiennent devant la fruitière et son pèse-lait où trône un chaudron ventru, entouré de mottes de beurre frais et de tommes blanches qui ne demandent qu’à s’échapper des faisselles pour se faire déguster !
La fabrication de brisselets, le café à l’ancienne, tous les aromes mélangés nous font saliver.
Tiens, voici le marchand avec son tonneau de chèvre, une dégustation s’impose et hop ! Un grand verre de mousse fraîche et c’est reparti.
Chaque stand est délicatement décoré avec un souci du détail qui donne à cette fête une touche d’authenticité.
Côté mécanique les vieilles voitures et motos sont en place devant le garage, rutilantes avec leurs chromes qui accrochent le regard.
La foule fait mouvement !
A entendre le bruit il doit s’agir du départ des tracteurs avec aux volants les chauffeurs fiers qui après avoir longuement patienté s’insèrent dans un long cortège fumant et pétaradant sous les yeux attentifs et les objectifs des passionnés.
Le retour se fera au pas dans une marée humaine sur les derniers deux cents mètres.
Le vide créé par ce départ est vite comblé par des flonflons et un air d’accordéon. Les Tradi’sons entrent en piste jouant les orchestres itinérant, mettant l’ambiance sur le site pour le plus grand plaisir de tous.
Il est midi, le clocher du village carillonne, des odeurs de pain cuit au feu de bois, des fumets d’atriaux et de diots attirent et guident les estomacs affamés qui n’ont pas trouvé place au repas traditionnel.
La restauration rapide est en place et les « cuistots » s’affairent près de la broche et des « bouillanires », ceci permet de ne pas perdre une miette du spectacle qui a commencé partout à la fois.
Il est temps !
Les machines à vapeur la panse chaude depuis des heures ont du mal à contenir leur énergie. Les courroies s’élancent et claquent entrainant les poulies qui tournent et ne comptent pas s’arrêter de sitôt.
Le bourdonnement de la batteuse qui avale les gerbes et crache le grain, réveille chez les anciens nombre de souvenirs et attirent les plus jeunes interloqués : ces vieilles machines bringuebalantes et bruyantes entourées de leurs servants suants, dans cette poussière étouffante, assurent le spectacle.
Une petite faim ?
Les spécialités de beignets font un tabac, il n’y a qu’à voir les files d’attente. Les produits régionaux sont également très appréciés.
« Puisque c’est fait devant nous, c’est forcément sain et bon, s’exclame une dame entourée de ses bambins ! »
Dans un pré en contrebas, un nuage de fumée capte le regard : là, c’est le coin des moteurs stationnaires.
Ces engins du tout début de l’ère industrielle ont permis avant l’arrivée de l’électricité, un développement des petites industries et soulagés les bras des fermiers en entrainant : scie circulaire, broyeur à pommes, pompe à eau, moulin à farine ….
Engins rutilants ou dans leur jus, ils sont toujours prêts au spectacle.
Mais plus loin, un autre nuage… des motoculteurs archaïques avec leur charrue défoncent le sol retournant des sillons bien alignés que d’autres vont ameublir afin de donner une terre parfaite pour les semailles.
Les gens se pressent au bord et suivent pas à pas l’avancement des travaux de labour.
Tout le monde repartira ce soir les yeux embués, la tête pleine de sons et d’images, complètement groggys, avec cette impression d’avoir fait un formidable bond en arrière et régénéré ses racines terriennes. Mais avant, allons-nous faire tirer le portrait en costume traditionnel chez le photographe.

Rendez-vous au 29 juillet 2018 pour d’autres coups de cœur !