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Le village d’Habère-Poche

mardi 16 avril 2013

Le village

Niché au sommet de la Vallée Verte, dans un écrin de verdure, HABERE-POCHE se situe dans un environnement montagnard, entouré d’épicéas et de pâturages.
Quatre cols routiers ferment cette magnifique « POCHE », col de Cou, col des Moises, col des Arces, col de Terramont, tous aux environ de 1100m alt.
Les sommets environnants le village sont de forme assez douce et peuvent être pâturés jusqu’à leurs sommets. Facile à grimper et d’altitude moyenne, ils culminent aux environs de 1600m alt. La principale montagne (Hirmentaz) est parallèle au lac Léman et à la chaine du Jura au nord, à la chaine du Mont Blanc au sud.
Au pied du col des Moises, se trouve le plateau du même nom, source de la Menoge, principale rivière qui traverse le Vallée Verte.
Sur ce plateau le ski nordique est pratiqué en hiver, et le vol à voile en été. Habère-Poche est une commune française, située dans le département de la Haute-Savoie et la région Rhône-Alpes. Ses habitants sont les Dhabérants. Habère-Poche est une station de sports d’hiver dont le domaine skiable est relié à celui de Bellevaux (Hirmentaz). C’est aussi une station de tourisme vert.

Situation

Habère-Poche se situe dans la région du Haut- Chablais. C’est la commune qui clôt la Vallée Verte. La commune est dominée par le Mont Forchat (1540 m), la Montagne d’Hirmentaz (1606 m), la Pointe de Targaillan (1237 m) et le Crêt Vernay (1220 m).
Les communes limitrophes de Habère-Poche sont Habère-Lullin, Bellevaux, Lullin, Cervens et Draillant.

Climat

Les hivers sont froids et secs. Les étés sont chauds également secs. Mais depuis plusieurs années, les hivers sont moins rigoureux.

Histoire

Au Moyen-âge, Habère-Poche était une possession des moines de l’Abbaye d’Aulps qui défrichèrent une partie de la vallée verte.
L’origine du nom Habère n’est pas très précise ; "Habère" viendrait d’abreuvoir, certains l’attribuent au latin habere (avoir) qui donne avoir et habiter, qui seraient donc les "possessions" ou "habitations" de l’Abbaye. Le mot Poche serait dû à la forme de la commune Jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, Habère-Poche et Habère-Lullin formaient une seule et même commune, Les Habères. La paroisse d´Habère-Poche fut détachée de celle d´Habère-Lullin en 1839, sous le vocable de saint François de Sales. (En 1620 François de Sales évêque de Genève, avait effectué une visite pastorale dans la Vallée).
Au fil des siècles, les Habères ont été alternativement ballottées entre Chablais et Faucigny, mais le décret du 20 décembre 1860 transféra définitivement Habère-Poche du canton de Thonon au canton de Boëge nouvellement crée. Le 30 décembre 1907, Habère-Poche s´accroît du hameau des Arces, détaché de la commune de Lullin.
Jusqu’en 1960, la commune était essentiellement agricole, on comptait de 20 à 25 exploitations de 5 à 30 vaches de race abondance. La production laitière était réunie au sein d’une fruitière ou un fromager transformait celle-ci en reblochon, tomme et emmenthal.
Petit à petit ces petites fermes ont cédé la place à 3 ou 4 grosses exploitations, l’exode rural, les mises aux normes, l’attirance des villes pour un travail moins pénible et mieux rémunéré n’ont pas incité la jeunesse à reprendre ce type de travail Les fruitières ont laissé place aux grosses unités souvent basées en plaine.
En contre partie, la neige et le tourisme de montagne naissant furent une aubaine pour maintenir une population qui n’évoluait guère.
En 1964, installation d’un premier téléski, puis suivirent régulièrement télésièges, école de ski, construction d’hôtels, gites ruraux, immobilier pour vente ou location, office du tourisme etc.
Le virage du tourisme était pris, tout en préservant l’agriculture, indispensable à l’entretien de l’environnement.
Depuis les années 90 et le « réchauffement climatique » l’activité touristique évolue, les difficultés économiques font remonter les frontaliers qui s’installent désormais dans le haut de la vallée, notre population frôle les 1500 habitants. Notre village s’endort tout doucement dans le train-train « du boulot/ métro/dodo ». Heureusement, le nombre important d’associations secoue régulièrement le village, afin d’éviter cette léthargie.

Recensements

En 1605, on dénombrait aux Habères 120 foyers pour les 2 communes. La population est descendue en dessous de 500 Dhabérans vers les années 60, engendrant la fermeture de l’école d’Argence pour remonter à environ 1200 de nos jours.

L’économie de la commune juqu’à la fin des années 60 a toujours été principalement agricole (il y avait 2 "fruitières" à Habère-Poche, celle de Josse fermée en 1961, et celle du Vernay fermée en 1999) on y fabriquait essentiellement du reblochon, avec un complément d’activités artisanales ou forestières ( scieries, menuiseries...)

Une ligne de tramway exploitée par les chemins de fer économiques du Nord faillit voir le jour au début du 20éme siècle (du Pont de Fillinges à Habère-Poche), mais l’essor de l’automobile sonna le glas de ce moyen de transport, et c’est aujourd’hui la route qu’emprunte la population d’Habère-Poche qui travaille majoritairement à l’extérieur de la commune.(Annemasse, Genève…)

Une partie des Dhabérans profite encore du tourisme qui permit de développer l’économie locale à partir des années 1965 – 1970.
Les colonies de vacances et autres maisons d’enfants, les locations et meublés, ainsi que quelques programmes immobiliers ont permis le maintien d’une activité commerciale toujours au service de la population.